Séparation des Chemins

Forêt des Koghis (Nouvelle-Calédonie, A. Renaud)
Forêt des Koghis (Nouvelle-Calédonie, A. Renaud)

Il est des périodes de la Vie où des “mises à plat” s’imposent. Des fois, on en est conscient, d’autres fois non ... Parfois, l’on “voit” bien que quelque-chose ne tourne pas (ou plus) rond, parfois non (ou bien l’on fait mine de ne pas le voir ...). Et puis un jour, la nouvelle tombe, directe, nette, comme un couperet : “Je te quitte”, ..., “Je pars”, ..., “C’est fini”, ... ou bien, pour l’autre partie : “Cette relation doit cesser”, ..., “Je dois partir”, ..., “Je dois sortir du jeu”, ... L’évidence est là. Un virage reste à prendre, et l’énergie du Changement se met en place, inévitablement.

 

Pourquoi ?

 

Pour tellement de raisons en fait ... toutes aussi “valables” les unes que les autres, sur le plan humain, sur le plan de nos codifications personnelles et de nos croyances surtout. Mais la raison principale reste bel et bien l’appel de nos Âmes respectives qui tentent, depuis plus ou moins longtemps, de nous ouvrir les yeux, de toquer en-dedans de nous pour nous dire : “Hey, réveillez-vous enfin ! Vous avez terminé votre collaboration ensemble là !” Seulement des fois, c’est super dur de comprendre pourquoi. Où est la leçon apprise dans toute cette histoire de “Collaboration des Âmes” ? Pourquoi doit-on arrêter de “collaborer” alors que tout allait “si bien” (selon la profondeur à laquelle l’Autruche avait “enterré” sa tête, bien-entendu ...).

 

Et puis, selon notre propension à entendre le message de notre Âme, celle-ci va nous parler au travers de notre “chair” corps physique ! Et c’est là que va commencer le bal des symptômes d’un mal-être plus ou moins profond qui, insidieusement, émerge depuis quelques temps déjà : douleurs musculaires ou articulaires, respiration tronquée, troubles du rythme cardiaque et / ou de la respiration, troubles du sommeil, perte d’appétit, addictions diverses, sensation d’être à fleur de peau ou bien constamment sur le qui-vive ... C’est l’Âme qui toque ... doucement d’abord, puis de plus en plus fort ensuite, car c’est son rôle de nous (r-) éveiller. Le tout est d’être conscient(e)s de cet appel et d’être à son écoute.

 

Et la séparation est en général un réveil assez violent, et comme pour tout réveil violent, il faut un certain temps d’ajustement des énergies afin que le ou la réveillé(e) réintègre son propre corps, sa propre bulle, afin de réinvestir sa propre vie, seul(e). C’est la phase la plus délicate, la plus difficile à vivre. Celle qui nécessite un accompagnement thérapeutique (en plus de celui de la famille ou des amis).

 

Pour la personne qui part, c’est déjà un tout petit peu “moins compliqué” (pas forcément facile ni indolore), car elle a déjà avancé dans son cheminement, d’une certaine façon, puisque c’est elle qui amorce l’énergie du changement, avec toutes les prises de risques qui lui sont inhérentes. Elle ne part pas pour autant exempte d’émotions (culpabilité, tristesse, douleur, colère, amertume, ...) et devra songer à les prendre en compte afin de panser ses propres blessures, si elle en a à l’issue de cette “Collaboration des Âmes” ; tout dépend où elle en est dans son propre cheminement intérieur.

 

Quant à la personne qui “reste”, qui vient d’être “(r-)éveillée”, plus ou moins brutalement, elle entreprend un tout autre cheminement, selon différentes phases, plus ou moins longues et délicates, comme dans un processus de deuil en fait (car une rupture entraîne inévitablement un deuil de la relation, un deuil de “la vie d’avant”) :

 

- accepter (le changement) ;

 

- réaliser (le pourquoi du changement) ;

 

- s’harmoniser (ré-intégrer ses propres énergies) ;

 

- et reprendre son envol (selon un nouveau chemin de vie choisi tout(e) seul(e), et, si possible en harmonie avec son Âme ;) ).

 

Il est bon de se rappeler que dans tout changement, il y a du meilleur à intégrer et que la rupture, selon notre mise en lumière de ses causes, nous permet à toutes et à tous (ex-conjoint(e)s comme enfants) de donner un bon coups de pied au fond de la piscine où l’on commençait toutes et tous à sombrer (quelle que fût notre place dans cette “Collaboration des Âmes”) et de nous poser les bonnes questions :

 

- Qu’est-ce-qui n’allait plus ?

 

- Qu’est-ce-que je n’ai pas voulu (pu) voir ?

 

- A quel moment me suis-je “oublié(e)” ?

 

- Quand me suis-je manqué(e) de Respect ?

 

- Quand n’ai-je pas (plus) respecté l’Autre ?

 

- A quel moment l’ai-je oublié(e) lui (elle) ?

 

...

 

Assez, rapidement, et sans forcément nous faire des noeuds au cerveau, des réponses émergent d’en-dedans de nous et nous commençons alors à réaliser que oui, effectivement, cela faisait “un petit moment déjà” que les choses n’allaient plus très bien ... et de concessions en compromis, tout en laissant l’Autruche se planquer calmement à petits pas dans son trou bien profond, nous avons laissé la situation stagner, voir s’envenimer pour certaines de nos “collaborations” ... Pas le courage, ni l’envie, trop de préjugés, de croyances ou de peurs pour mettre en place un changement ou juste amorcer un dialogue à coeurs ouverts ... Forcément, à un moment donné, le système s’étouffe et collapse de lui-même et c’est la brisure, inévitable mais tellement salvatrice pour TOUS les protagonistes de l’histoire.

 

Donc, il convient, avec tout le RESPECT que nous nous portons, quel que soit le rôle que nous endossons (celui ou celle qui quitte le jeu, ou bien celui ou celle qui reste “derrière”), dans le plus pur respect de notre Âme, de nous accorder de la douceur, de l’apaisement, de l’écoute et surtout du TEMPS :

 

- du TEMPS pour INTEGRER la situation et ses nouveaux paramètres (changements de vie qui en découlent) ;

 

- du TEMPS pour ACCEPTER les blessures qui ont été réveillées en nous avec toutes leurs couleurs de sentiments, et du temps pour les PANSER, accompagné(e)s d’un professionnel qui panse les blessures de l’Âme et du Corps (moult thérapies existent pour cela, à choisir selon nos affinités et nos ressentis) ;

 

- du TEMPS pour NOUS OCCUPER DE NOUS et nous (re-)sentir VIVANT(E)S : vivre une activité physique pour MOBILISER L’ENERGIE VITALE (Corps et Âme), vivre toutes autres activités que l’on ne faisait plus ou que l’on ne partageait pas ou plus (sans tomber dans l’excès bien-sûr, celui qui anesthésie la douleur de l’Âme : sport à l’extrême notamment ...), se faire masser, revoir des personnes que l’on ne voyait peut-être plus, et qui, pourtant, nous correspondent tant, ... ;

 

- du TEMPS pour faire peau neuve, pour muer de cette relation, pour continuer ou recommencer à VIBRER AU RYTHME DE NOTRE ÂME ;

 

...

 

Et puis un jour, sans savoir depuis combien de temps, l’on s’aperçoit que la Lumière est revenue dans notre Vie. :D La période de “la Nuit Noire” de notre Âme est enfin révolue pour faire place à l’Equinoxe de Printemps de notre Âme. Oui, la Lumière est là, car en prenant le temps de vivre chaque phase de ce deuil de relation, de ce deuil de “vie d’avant”, et surtout, en ayant pris le temps de nous (re-)connecter à notre Âme, nous avons préparé cet espace d’accueil en nous pour que la Lumière puisse y (re-)venir et y rester : que cette Lumière soit incarnée par une rencontre ou par tout autre évènement, cette Lumière descend de la Source et nous remplit nous accompagnant au cours de notre Incarnation, parce-que nous étions à nouveau prêt(e)s à la recevoir.

 

Avec beaucoup de Respect et de Douceur,

 

Armelle

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